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La côte ouest des Etats-Unis… Dans notre esprit, c’est le mythe américain, les grands espaces et bien entendu des villes légendaires (San Francisco, Los Angeles, Las Vegas) !
Comment cette idée s’est-elle imposée ? C’est simple, ça s’est réglé autour d’un petit apéro à Mystra lors de notre précédent voyage. C’est Madeline qui a lancé l’idée et celle-ci s’est très vite imposée. Faut dire que les Etats-Unis, malgré ma réticence, ça fait rêver. Bref, comme on s’est décidé, maintenant, faut assurer…
Pour nous, ce qui était compliqué concernant ce voyage, c’était le trajet en avion avec nos sacs sur le dos. Mais il s’est avéré qu’en récupérant une voiture à notre arrivée à l’aéroport, ça règle tous les soucis logistiques. Par la suite, le voyage n’a posé aucun problème particulier, les vraies vacances quoi !
Bref, ce vendredi 4 juillet 2008, très tôt le matin, après avoir fini le collège la veille, nous sommes fin prêts à partir et à découvrir cet eldorado. C’est parti…
Jour 1 : vendredi 4 juillet.
Il est très tôt à Pont
Sainte Maxence lorsque l’on se lève direction l’aéroport de Roissy. Sacs sur le dos, nous nous dirigeons vers la gare, pas un chat dans la rue, ça fait bizarre de se dire que dans moins de 24
heures, on sera à Las Vegas…
Pour ne pas laisser la voiture à l’aéroport, on a décidé de prendre le train jusqu’à Creil et de là, prendre le bus Picardie-Roissy. Le
trajet se passe sans problème mais forcément, on est à l’aéroport bien trop tôt. Après un petit-déjeuner qui fait du bien, on s’enregistre ce qui nous permet de nous débarrasser de nos sacs qui
sont bien lourds, surtout le mien avec la tente…
L’attente est encore longue mais vers midi, nous embarquons enfin et à 12h50, nous décollons direction Las Vegas. L’avion est confortable, le trajet est long mais se passe plutôt bien. Petite escale à Minneapolis où l’on se fait tamponner nos passeports (la preuve ultime que l’on est bien allé aux Etats-Unis) puis c’est reparti, toujours avec la même compagnie, Northwest Airlines.
Et nous arrivons enfin à Las Vegas en fin d’après-midi. En survolant la ville, nous avons pu apercevoir le Strip. Nous récupérons notre voiture de location (une Pontiac G6 mais j’irai à y revenir) et malgré notre fatigue certaine, nous trouvons l’auberge de jeunesse. Là, petit souci, on nous installe dans une chambre où tous les lits sont pris. Après une certaine prise de tête, l’affaire se règle. Une petite douche et au lit, la découverte de Las Vegas attendra demain…
Jour 2 : samedi 5 juillet.
Réveil très tôt le matin, on n’est pas encore habitué au décalage horaire. Pendant la nuit, avec la clim’ à fond, il faisait très froid dans
la chambre mais en sortant, l’impression de touffeur est atroce, même à 6h30 du mat’, il fait plus de 35° sans problème…
Après le petit déj’, nous décidons d’aller à l’outlets, une sorte de centre commercial avec des prix défiants toute concurrence. Pour ne pas avoir trop chaud, nous allons de magasin en magasin et en profitons pour faire tout un tas d’achats (il était prévu de partir le plus léger possible et d’acheter un maximum sur place).
Retour à l’auberge de jeunesse en début d’après-midi, petite sieste et en fin d’après-midi, nous nous décidons à aller à la découverte du Strip.
Et là, c’est la folie.
Il est difficile d’imaginer cet endroit, son atmosphère, ses bruits et ses odeurs sans y être aller. Malgré de fortes réticences, nous sommes subjugués. C’est un lieu qui attire autant qu’il
révulse. Tout est dans la contradiction. Nous faisons le tour des casinos (New York-New York, Luxor, Excalibur…) sans véritablement jouer mais juste en regardant et c’est vrai que c’est
fascinant, nous en prenons plein la vue. Mais au bout d’un moment, le charme s’estompe et cumulé à notre fatigue, nous décidons de rentrer.
Jour 3 : dimanche 6 juillet.
C’est bon, il est temps de quitter la folie de Las Vegas et de nous lancer dans les grands espaces.
Une fois de plus, nous nous levons très tôt et après un petit déjeuner médiocre (les pancakes sont à préparer soit même avec une vieille patte, bref, l’auberge de jeunesse n’était vraiment pas terrible), nous embarquons dans la Pontiac G6 direction la vallée de la mort.
Il fait chaud, très chaud mais là, je me sens enfin aux Etats-Unis sur ces grandes lignes droites et ce désert à perte de vue. J’adore !
Madeline, elle, n’est pas au top. La clim’ lui a filé la crève et elle a les yeux explosés. Malgré cela, elle prend enfin le volant de la Pontiac G6 et découvre les joies de la boîte automatique et des grands espaces.
Après de longues heures de route, nous arrivons enfin à Death Valley. La traversée est assez rapide malgré de courtes haltes vu la chaleur
(maximum : 114° F !).
En début d’après-midi, nous sommes à Lone Pine ou nous mangeons dans une agréable cantine mexicaine conseillée par le routard.
Notre périple se termine à Bishop où nous trouvons un motel. Nous n’avons pas très faim donc nous sortons juste boire un verre dans un bar peuplé de cowboys… L’Amérique profonde nous semble vraiment très proche !
Jour 4 : lundi 7 juillet.
Réveil en douceur. Nous sortons prendre un petit déj’ succulent dans une sorte de Starbucks, c’est vraiment le top. On a l’impression d’enfin goûter la vraie Amérique. Il faut dire qu’après le désert à perte de vue, nous sommes maintenant entourés de montagnes (la Sierra Nevada). La région est vraiment superbe et c’est sur ce contentement général que nous reprenons la route.
A midi, nous faisons une halte à Bodie, ville fantôme qui date de la ruée vers l’or. Cependant, nous nous attendions à mieux, la ville ressemble à une sorte de parc d’attractions mais sans les attractions, c’est bizarre.
Après un petit pique-nique au bord d’un lac, nous entrons enfin dans Yosemite Park. Et là, c’est extraordinaire, la nature américaine comme on l’imagine, dans toute sa démesure. C’est vraiment superbe et la fraîcheur fait un bien fou.
En fin d’après-midi, nous nous installons dans un des campings du parc que j’avais réservé depuis la France. Camper en pleine nature en
Amérique du Nord est vraiment une expérience extraordinaire même si il faut faire attention aux ours…
Le soir, nous nous installons autour de la table de notre emplacement et profitons d’un petit pique-nique bien sympathique avec une bonne bière.
Jour 5 : mardi 8 juillet.
Le réveil se fait en douceur et après le petit déj’, nous partons direction Curry Village, le centre du parc, pour pouvoir faire une randonnée.
La ballade nous mène
à Vernal Falls puis Nevada Falls. Les paysages sont à couper le souffle (les montagnes, la rivière, les chutes, les séquoias…). Bref, c’est vraiment une journée magique, nous profitons au maximum
de tout ce que nous voyons, notamment la première cascade qui laisse rêveur. Le pique-nique se fait juste au dessus de Nevada Falls. La descente est moins agréable mais se fait sans
problème.
Avant de reprendre la voiture, nous prenons une bonne douche à Curry Village car il n’y a pas de douche dans notre camping qui est pourtant situé à plus de 30 kilomètres de là. Un petit tour par le magasin (ah les parcs américains, qu’est ce que c’est bien organisé !), et nous rentrons.
Le soir, je me lance dans un barbecue. Je ne maîtrise pas encore vraiment mais nous pouvons enfin manger chaud…
Jour 6 : mercredi 9 juillet.
La ballade de trop. Après hier et la grosse rando qui nous a vu faire un bon dénivelé, nous voulions une balade bien plus simple et avons donc décider de faire une boucle sur du plat de 20 km. Mais il faut savoir que 20 km, c’est long, très long et après tout ce que nous avions vu la veille, nous sommes très déçus par les paysages. Tant pis, ça nous apprendra à vouloir faire plus simple.
Après avoir marché une bonne partie de la journée et avoir pris une bonne douche à Curry Village (rappelez-vous, y a pas de douche au camping), nous rentrons enfin et finissons la journée autour du barbecue.
Jour 7 : jeudi 10 juillet.
Nous nous levons et devons tout remballer car aujourd’hui, nous partons direction San Francisco, le mythe !
Comme le réveil a été
assez matinal, le trajet se fait dans la matinée et nous arrivons à San Francisco sur les coups de midi. Arriver dans cette ville est vraiment spécial, on cherche du coin de l’œil les cable cars,
Alcatraz, les rues en pente, le Golden Gate Bridge, les maisons victoriennes… Bref, tout ce que l’on a vu dans les films. Et il faut dire qu’on est pas déçu car tout est là !
Après avoir trouvé notre auberge de jeunesse, nous partons à la recherche de nourriture puis passé le repas, on finit dans un Starbucks. Ah les Starbucks, nous adorons : pouvoir être calé dans un fauteuil tout en sirotant un americano… Par la suite, nous n’aurons de cesse de chercher tous les Starbucks sur notre route.
Après cette pause, la visite de la ville peut commencer et nous l’entamons par le quartier italien. Pour le repérer, c’est facile, y a le drapeau italien de peint sur tous les lampadaires. La balade est agréable et en fin d’après-midi, nous rentrons à l’auberge de jeunesse nous reposer un peu.
Dans la soirée, nous ressortons manger une bonne pizza. Là, nous découvrons que nous paraissons assez jeunes car lorsque nous commandons du vin, le serveur nous lance : « ID ». Sur le coup, nous restons perplexes mais nous comprenons très vite qu’il veut voir la carte d’identité de Madeline pour vérifier si elle a plus de 21 ans. Ah ces Américains, toujours plein de paradoxes ! On passe de Las Vegas, ville du vice, à ce genre de demande et on n’est pas encore aller dans l’Utah, pays des mormons…
Jour 8 : vendredi 11 juillet.
La journée est consacrée à la visite de la ville en vélo. Avant de partir, j’avais vu que le routard conseillait de la faire. Comme nous sommes disciplinés, on écoute ce que dit le routard…
Et c’est vrai qu’on n’ a pas à la regretter, la ballade est très agréable et permet de voir un maximum de choses tout en pouvant s’arrêter à n’importe quel moment. Le seul problème, les pentes, Madeline n’apprécie pas toujours…
La visite commence par
la Golden Gate promenade d’où nous pouvons voir Alcatraz (il était prévu d’y faire une excursion mais si l’on ne s’y prend pas 15 jours à l’avance, il est impossible d’avoir une place, tant
pis !). Puis nous rentrons à proprement parler dans la ville direction Haight-Ashbury, le quartier de la contre culture. Et c’est vrai que l’on y trouve de tout et que les magasins sont très
variés (gothic, farces et attrapes, peace and love, reggae…). Bref, une belle expérience et une plongée dans le San Francisco des année 70.
Par la suite nous
continuons notre périple an passant par Richmond et de là, nous rejoignons le Golden Gate Bridge. Quelle sensation extraordinaire que d’être sur ce pont mythique, la vraie carte postale de San
Francisco. Le brouillard persistant ne permet pas d’apercevoir le haut de piliers (mais San Francisco en été, c’est ça). Sur le pont, le vent souffle très fort mais profitant d’avoir des vélos,
nous le traversons et en profitons pour regarder la ville sous un autre angle.
Après ce moment marquant de notre voyage, nous décidons de rentrer et d’aller rendre les vélos dans le quartier de Fisherman’s Wharf.
Le soir, nous ressortons manger chinois.
Jour 9 : samedi 12 juillet.
La journée est consacrée à la visite du reste de la ville mais cette fois-ci, à pied. Pour cela, nous nous dirigeons vers Fisherman’s Wharf et prenons un cable car qui nous mène de l’autre côté de la ville. C’est vraiment super de voir comment les pilotes maîtrisent l’engin et puis, San Francisco est tellement associée à cette image. Même si il faut reconnaître qu’il y a plus que les touristes qui le prennent.
Lâchés à
l’autre bout de la ville, nous nous plongeons dans le quartier chinois, ultra célèbre. Une porte marque l’entrée du quartier et à l’intérieur, le contraste est saisissant avec le reste de la
ville. Les touristes (et ils sont nombreux) se mélangent à la communauté chinoise. Les magasins où l’on trouve un bric à brac indescriptible et les restaurants font l’essentiel des lieux. On a
l’impression d’être en Asie et c’est très agréable. Le nombre incalculable de magasins nous permet de faire de bons achats à des prix défiants toute concurrence.
A midi, nous mangeons dans une petite cantine chinoise sans prétention mais qui nous permet de bien nous restaurer.
Après cette
frénésie, nous nous dirigeons vers Russian Hill et ses fameuses rues en pente et maisons victoriennes. Le musée du cable car est relativement intéressant et en redescendant, nous croisons la plus
célèbre rue de la ville, j’ai nommé Lombard Street et son flot continu de voitures.
Après une pause à l’auberge de jeunesse, nous repartons à l’autre bout de la ville mais cette fois-ci sans aide du cable car pour visiter Japan Town. Le quartier se résume à une sorte de très grand centre commercial mais le contraste avec China Town est saisissant. Ici, tout est nickel, les magasins, les restaurants… C’est vraiment très agréable de déambuler dans les allées. Nous choisissons un restaurant japonais qui pour une somme modique nous sert à profusion une délicieuse cuisine japonaise accompagnée d’une petite bière. Moment fort agréable !
Jour 10 : dimanche 13 juillet.
Après avoir bien arpenté San Francisco, nous décidons de quitter la ville et de redescendre la côte en direction de Los Angeles.
Pour cela, nous nous fixons comme première étape Big Sur, lieu mythique de la Beat Generation et de là, nous comptons visiter l’aquarium de Monterey.
A midi, nous
mangeons à Monterey puis nous continuons notre route pour trouver un camping. L’océan Pacifique est là mais il ne ressemble en rien à ce que l’on avait imaginé : pas de grandes plages, pas
de surfeurs, pas de sauveteurs… Non, les paysages ressemblent étrangement à la Bretagne ! En fait, pour trouver les grands classiques, il faut descendre bien plus au sud.
Nous trouvons un petit camping tranquille au bord d’une rivière, un endroit vraiment bucolique ! La fin de journée se déroule tranquillement à lire, se doucher, faire un barbecue, prendre un apéro et bien entendu, jouer au trivial.
Jour 11 : lundi 14 juillet.
Aujourd’hui, nous remontons à Monterey pour visiter son célèbre aquarium qui a été finance par un milliardaire en lieu et place d’une conserverie. C’est vrai que la ville en elle-même a beaucoup changé en peu de temps. D’une ville de pêcheurs, elle est devenue une ville touristique. On vient y voir l’aquarium bien entendu mais aussi y chercher une certaine atmosphère, notamment celle décrite par John Steinbeck dans ses livres.
L’aquarium est
vraiment bien fait : il est à la fois scientifique et ludique. Des scientifiques y travaillent sur le milieu pacifique et les touristes permettent de récolter de l’argent. Le plus
intéressant est sans conteste les méduses, très bien mises en valeur par un subtil jeu de lumières.
En sortant, nous pouvons observer des phoques alanguis sur des rochers dans le port. Quand je vous dis qu’il y a une vraie quiétude dans cette ville !
L’après-midi,
nous décidons de descendre jusqu’à Carmel, l’une des villes les plus riches des Etats-Unis et dont Clint Eastwood en personne a été le maire dans les années 80.
Retour au camping où nous reprenons nos bonnes vieilles habitudes : barbecue, apéro et trivial !
Jour 12 : mardi 15 juillet.
Nous descendons la côte pacifique par la route n°1. En chemin, nous découvrons une colonie d’éléphants de mer allongés sur la plage, sympathique !
A midi, je passerai sous silence les malheurs de Madeline concernant le fast food mexicain. D’ailleurs, j’en profite pour faire une petite parenthèse sur la nourriture américaine. Pour faire simple, c’est une catastrophe ! Il est vraiment difficile de bien manger si on veut rester raisonnable en ce qui concerne le budget. Et même en n’hésitant pas à y mettre le prix, il n’y a parfois pas vraiment de choix…
Dans l’après-midi, petite pause à Solvang, petit village aujourd’hui « dysneylandisé » construit par une communauté danoise. Etrange !
En fin d’après-midi, nous arrivons enfin à Santa Barbara où nous trouvons une auberge de jeunesse pour la nuit. Et là, c’est la côte pacifique comme on l’imagine : belles voitures, palmiers, grandes plages, des vagues… Bref, c’est sympa mais c’est pas ce que je préfère.
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